Prévente Sculpfun A9 Ultra : Cette offre Dual‑Laser est‑elle trop belle pour être vraie ?

Le Sculpfun A9 Ultra promet de résoudre le « problème des deux machines » en combinant une 40W diode et une 20W fiber. Avec une prévente agressive, on creuse pour voir si ce Dual‑Laser est une affaire révolutionnaire pour les créateurs ou un coup marketing avec des angles morts. Le laser unique pour tout faire ?

Publié : 26 octobre 2025Mis à jour : 30 novembre 20254 min de lecture
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Prévente Sculpfun A9 Ultra : Cette offre Dual‑Laser est‑elle trop belle pour être vraie ?

Prévente Sculpfun A9 Ultra : Bonne affaire ou hype astucieuse ?

Le Sculpfun A9 Ultra arrive avec une grande promesse : une seule machine pour vos projets bois et des marquages permanents sur métal. Pour quiconque jongle entre une graveuse diode pour le contreplaqué et une fiber séparée pour l’inox, ça sonne comme un rêve. La prévente pousse encore plus fort avec un prix agressif et des avantages early‑bird. Mais est‑ce vraiment le moment de consolider l’atelier, ou juste un lancement emballé de marketing glossy ?

À première vue, le pitch est simple : une diode bleue puissante pour les matériaux du quotidien que les makers aiment couper et graver, associée à un laser infrared (IR) pour des marquages nets et contrastés sur métal et certains plastiques. En pratique : signalétique bois le matin, étiquettes inox sérialisées l’après‑midi — sans changer de machine. L’attrait est évident pour les auto‑entrepreneurs et petits ateliers : moins de câbles, une seule courbe d’apprentissage, un encombrement unique qui n’envahit pas l’espace.

Ce qui m’a le plus impressionné, ce n’est pas un chiffre de fiche technique, mais la manière dont Sculpfun semble penser le workflow. Le châssis et le mouvement ont été rigidifiés pour que la machine ne s’effondre pas dès qu’on la pousse. Les passages de câbles sont propres. Tension des courroies et homing sont plus soignés. L’air assist est intégré plutôt qu’ajouté après coup. Rien de tout cela n’est tape‑à‑l’œil, mais c’est ce genre d’affinage pragmatique qui transforme une machine hobby en outil fiable un mardi après‑midi quand les commandes s’empilent.

Évidemment, la vedette, c’est le côté métal. Si vous avez déjà essayé ces petits modules IR qui « marquent à peu près » une cuillère à vitesse d’escargot, vous comprenez pourquoi un graveur métal réellement capable change la donne. Les résultats métal de l’A9 Ultra se rapprochent de ce dont les petites entreprises ont besoin : des marques nettes, avec profondeur et contraste, qui se vendent. C’est la différence entre gadget et source de revenus. C’est aussi pourquoi la machine vise des utilisateurs expérimentés qui ont atteint le plafond d’un setup diode et veulent dire « oui » aux jobs qu’ils refusent aujourd’hui.

Mais la vérité d’un Dual‑Laser sur portique ouvert, c’est qu’il vous en demande plus. Le faisceau IR est invisible. Les réflexions sur métal sont imprévisibles. Il vous faut un vrai plan de sécurité : un caisson, une extraction correcte et des lunettes certifiées pour les deux longueurs d’onde. Ce n’est pas du drama marketing ; c’est la réalité d’un laser sérieux dans un espace qui sert peut‑être aussi d’atelier créatif ou de garage. Si votre niveau de confort actuel c’est « brancher, lancer, s’éloigner », cette machine vous challengera d’une manière à ne pas ignorer.

Côté ergonomie, à signaler aussi. L’effort de Sculpfun pour rigidifier le châssis et ranger la mécanique se traduit par une face avant un peu plus volumineuse, ce qui peut rendre le placement fin plus tatillon. Ce n’est pas rédhibitoire, mais ça change le « feeling » lors du setup de travaux très précis. L’écosystème comporte quelques touches propriétaires, susceptibles de frustrer les modders qui aiment les connecteurs standard et les pièces interchangeables. À vous de voir si vous préférez bidouiller ou simplement produire.

Là où la prévente devient intéressante, c’est sur la valeur. Mettre côte à côte une bonne gantry diode et un graveur métal capable, ça coûte d’ordinaire bien plus que ce bundle de lancement. Économiser plusieurs centaines tout en libérant de l’espace au sol, c’est un calcul convaincant — surtout si votre travail suggère déjà des commandes métal que vous ne pouvez pas coter aujourd’hui. Dit crûment : si cela débloque des produits réellement vendables, l’amortissement est plus rapide que la plupart des upgrades.

Qui devrait cliquer sur « acheter » ? Le sweet spot, c’est le prosumer : quelqu’un à l’aise avec une machine à portique, mais limité par les matériaux d’un setup uniquement diode. Si votre file d’attente Etsy est passée des sous‑verres aux couteaux et flasques personnalisés, c’est la suite logique. C’est aussi adapté aux petits ateliers qui valorisent la consolidation — un encombrement, une ligne électrique, une routine de maintenance —, car le temps est aussi rare que l’espace.

Qui devrait attendre ? Les débutants, surtout. Non pas que l’A9 Ultra soit hostile aux nouveaux venus, mais la charge sécurité d’un setup IR ouvert est réelle, et les machines uniquement diode, moins chères, font une meilleure salle de classe. Les purs boiseux peuvent aussi faire l’impasse sur le métal et garder l’économie : si votre monde, c’est le contreplaqué, l’ardoise et le cuir, le second laser est superflu. Et si votre objectif est de couper le métal, pas de le marquer, ce n’est pas l’outil.

Au final, l’A9 Ultra ressemble à un pas confiant vers un futur où « une machine fait les deux » n’est plus un gimmick. Ce n’est pas magique, et ça ne résout pas tout. Il faut toujours une bonne ventilation. Il faut toujours respecter le faisceau. Vous réglerez vos routines de focus et peaufinerez des recettes pour différents alliages. Mais si on mesure l’ensemble — puissance où ça compte, mécanique plus sereine, prix inférieur à la voie deux machines —, l’histoire se tient.

Prévente, affaire ou hype ? Pour le bon utilisateur, c’est une consolidation intelligente avec un vrai potentiel. Pour le mauvais, un détour coûteux qui ajoute de la complexité sans valeur ajoutée. Si votre travail vous pousse déjà vers le métal — et que vous êtes prêt à traiter le côté IR comme l’outil industriel qu’il est —, l’A9 Ultra mérite votre short‑list. Sinon, la voie la plus sûre, la moins chère et la plus sereine reste une bonne diode et une année de progression. Puis, revisitez l’idée quand votre carnet de commandes suivra.